Le Soleil au Zénith

Pourquoi je ne suis pas musulman - Ibn Warraq

 

     Tout ce qui suit a été extrait du livre « Pourquoi je ne suis pas musulman » de Ibn Warraq.                 

 

     On passe quelques heures passionnantes à lire le livre de Ibn Warraq, et il aide un peu à se débarrasser d'un « relativisme culturel » qui est plutôt un manque d'instinct. Plus préoccupant encore est le fait que sous la pression des Etats musulmans, l'article 18 de la Déclaration des Nations-Unies a été révisé en novembre 1981. La liberté de religion et le droit de changer de religion ont été supprimés et seul le droit d'avoir une religion fut conservé.

     Les intellectualistes d'aujourd'hui ont trop souvent choisi ce « relativisme culturel » par facilité, par peur, par opportunisme, par naïveté, et par manque d'instinct –  pour mieux trahir les idéaux de Voltaire, à savoir que la liberté de pensée serait sans valeur si les hommes ne possédaient pas la liberté de blasphémer....

 

 

 

 

     « Pourquoi je ne suis pas musulman » de Ibn Waraq

 

     La religion  est gravement infectée par la malhonnêteté intellectuelle (…) Dans la religion, il est particulièrement facile de ne pas attirer l'attention, parce que l'hypothèse commune est que toute l'honnêteté du monde se déverse de la religion et que la religion est nécessairement honnête, quoi qu'elle fasse.

                                                                                                             (Robinson)

 

     Dans l'ensemble, la société occidentale en générale et les médias en particulier sont totalement crédules en matière de religion.

 

 

 

 

    La plupart des apologistes européens (du Coran) des XVIIe et XVIIIe siècles n'avaient qu'une connaissance limitée des documents arabes. La plupart d'entre eux ne maîtrisaient leur sujet que d'une manière superficielle. Ils utilisaient l'islam comme une arme contre l'intolérance, la cruauté, le dogmatisme et le clergé chrétien.

    La plupart des apologistes des XIXe et XXe siècles avaient au contraire une connaissance beaucoup plus étendue de l'islam. C'étaient des chrétiens fervents, des prêtres et des missionnaires qui avaient compris que pour être cohérents, ils devaient accorder à l'islam une dose d'égalité religieuse et concéder à Muhammad une certaine clairvoyance spirituelle. Ils réalisèrent que l'islam était une religion sœur, lourdement influencée par l'idéologie judéo-chrétienne et que le christianisme et l'islam tiendraient ou tomberaient ensemble.

 

 

 

 

     (…) il n'est donc pas du tout surprenant que des leaders religieux chrétiens et israélites aient joint leurs mains et serré les rangs pour condamner Rushdie, sans daigner émettre le moindre murmure de réprobation contre un appel au meurtre si peu chrétien. L'Oservatore Romano, le porte-parole officiel du Vatican, critiqua Rushdie encore plus ouvertement que ne le fit l'ayatollah. Le cardinal John O'Conor de New York exhorta les catholiques à ne pas lire ce livre, cependant que le cardinal Albert Decourtray de Lyon qualifiait Les Versets Sataniques d'insulte à la religion. Au même moment, en Israël, le principal rabbin ashkénaze, Avraham Shapria, voulait bannir le livre : « Tel jour, disait-il, cette religion est attaquée, et le jour suivant ce sera une autre. »

 

     « Les musulmans sont les premières victimes de l'islam. Combien de fois n'ai-je pas observé au cours de mes voyages en Orient, que le fanatisme est le fait d'une minorité d'hommes dangereux qui, par la terreur, maintiennent les autres dans la pratique d'une religion. Affranchir le musulman de sa religion est le plus grand service qu'on puisse lui rendre »

                                                                                                                           Ernest Renan

 

 

 

 

     (K.S. III, v.28, s.60, v.9) : « Que les croyants ne prennent pas pour patrons des mécréants au lieu de croyants ! Quiconque le fait n'est en rien d'Allah, à moins que vous ne craigniez d'eux quelque crainte. » 

     Les juifs et les chrétiens sont réduits à l'état de « dhimmis » : leurs terres sont confisquées au profit des Musulmans, ils deviennent des fermiers et doivent remettre aux musulmans la moitié de leurs revenus, verser des impôts spéciaux, la « gizia », contribution personnelle, le « kharadj », contribution foncière.

 

    Les sourates du Coran sont réparties en en deux groupes, selon qu'elles appartiennent à la période de La Mecque ou à celle de Médine Les premières sourates de la période mecquoise recommandent la tolérance :

     «CIX : « Ô vous, les incrédules : je n'adore pas ce que vous adorez ; vous n'adorez pas ce que j'adore. Moi, je n'adore pas ce que vous adorez ; vous, vous n'adorez pas ce que j'adore. A vous, votre religion ; à moi, ma religion »

     II.256 : « Pas de contrainte en religion ».

    Comme il prenait de l'assurance et que son pouvoir politique et militaire grandissait, Muhammad malheureusement changea. « Il abandonna la persuasion pour dicter sa loi et imposer l'obéissance ». Les sourates II, IV, V, VIII, IX, XXII et XLVII trahissent la personnalité vindicative, dogmatique et intolérante de Muhammad.

     (Enfin, après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, Mahomet revient pour finir à La Mecque qu'il conquiert en 630. La Mecque, comme Médine, seront interdites aux non-musulmans à partir de ce moment-là.)


     Nota : quand il y a contradiction apparente entre deux sourates, c'est la plus récente qui l'emporte.


     Les théologiens musulmans expliquent que la tolérance ne s'étend pas aux arabes idolâtres. Ces derniers n'ont le choix qu'entre la conversion à l'islam ou la mort. Ce sectarisme total est ignoré des apologistes qui continuent à vanter l'esprit de tolérance de l'islam.

     Le Coran est sans merci pour les incroyants. Il décrit avec force détails les châtiments atroces qui sont réservés aux païens.

 

     XXII.19 : « Des vêtements de feu seront taillés pour les incrédules. On versera sur leur tête de l'eau bouillante qui brûlera leurs entrailles et leur peau. Des fouets de fer sont préparés à leur intention. »

     Le Coran ordonne aux musulmans  de combattre et de tuer les incroyants.

     XLVII.4 : « Lorsque vous rencontrez les incrédules, frappez-les à la nuque jusqu'à ce que vous les ayez abattus : liez-les alors fortement. »

 

     La guerre est un moyen de plaire à Allah. Les musulmans doivent se battre et tuer au nom d'Allah :

 

IX.5-6 : «  Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez. »

IV.76 : « Les croyants combattent dans le chemin de Dieu »

VIII.12 : « Je vais jeter l'effroi dans le cœur des incrédules : frappez sur leur cou ; frappez-les tous aux jointures. »

VIII.38-39 : « Dis aux incrédules que s'ils cessent, on leur pardonnera ce qui s'est passé. S'ils recommencent, qu'ils se rappellent alors l'exemple des Anciens. Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition, et que le culte soit rendu à Dieu en sa totalité. »

 

 

     « Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors frappez au cols. Puis, quand vous les avez dominés, alors serrez le garrot… Et ceux qui seront tués dans le sentier d'Allah, alors Il fera que leurs œuvres ne s'égarent pas, et les fera rentrer au paradis qu'Il leur a fait connaître » (S. 47, v. 4-7).

 

      L'apostat, l'athée, le païen (le bouddhiste donc aussi) et le sceptique y sont donc résolument passibles de la mort.

     La femme a plus de chance :

 

Verset IV. 34 du Coran :

 

     « Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordé sur elles, et à cause des dépenses qu'ils font pour assurer leur entretien.

     Les femmes vertueuses sont pieuses : elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.

     Admonestez celles dont vous craignez l'infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent.

     Dieu est élevé et grand »

 

 

 

 

     Un des hauts faits de Muhammad, nous dit-on, fut d'éliminer le polythéisme d'Arabie. Mais ceci, comme j'ai essayé de le prouver, n'est qu'une arrogance des monothéistes. Il n'y a pas d'argument décisif en faveur du monothéisme.

      Le monothéisme a également été jugé intrinsèquement intolérant.

      N'oublions pas l'Inde (…) où les mahométans d'abord, puis les chrétiens attaquèrent sauvagement et avec la dernière cruauté les adeptes de la foi sacrée et originale de l'humanité.

     Schopenhauer compare l'histoire pacifique des hindous et des bouddhistes à la cruauté et à la perversité des monothéistes. Il conclut :

      A vrai dire, l'intolérance n'est indispensable qu'au monothéisme.

    

 

     Muhammad laisse libre cous à son imagination (qui autrement semple plutôt limitée) quand il décrit, avec force détails révoltants, les tourments de l'enfer : eau bouillante, plaies purulentes, peaux écorchées, chairs qui se consument, corps éventrés, crânes que l'on fracasse avec des masses de fer et, versets après versets, sourate après sourate, on nous parle du feu, du feu qui rôtit, toujours et encore de ce feu éternel. D'après la sourate IX.69, « Dieu a promis aux hommes hypocrites, aux femmes hypocrites et aux incrédules endurcis, le feu de la Géhenne. Ils y demeureront immortels. Cela leur suffit ! Dieu les maudit ! Un châtiment permanent leur est destiné. »

     Il est clair que les incroyants rôtiront éternellement.

 

     Mil parle d'une terrifiante idéalisation de la méchanceté.

     Caetani, écrivant au début du siècle, parle de toute l'immorale brutalité du Dieu tyranique des Sémites...

     Mackie avait remarqué que les conceptions des musulmans ont pour conséquence

     que décrire Dieu Lui-même comme bon se réduirait à la déclaration triviale que Dieu S'aime Lui-même, ou S'aime tel qu'Il est. Cela voudrait dire que l'obéissance aux règles morales n'est simplement qu'un conformisme prudent mais servile aux exigences arbitraires d'un tyran capricieux.

 

     D'après Palgrave, A première vue, on pourrait penser que ce terrible autocrate, cette puissance incontrôlée et antipathique, serait bien au dessus de quelque chose qui ressemblât à de la passion, du désir ou une quelconque inclination. Pourtant, tel n'est pas le cas, car Il ressent envers ses créatures un unique sentiment et un seul motif, à savoir la jalousie, craignant qu'elles ne s'attribuent quelque chose qui est à Lui seul et qu'elles puisent ainsi empiéter sur Son Royaume illimité.

 

      D'après Frédéric Nietzsche :

      « Est-ce que la fameuse histoire qui se trouve au début de la Bible a réellement été comprise ? L'histoire de la peur infernale que Dieu a de la science ? L'homme lui-même s'est révélé être la plus grande erreur de Dieu : Il s'est créé un rival ; la science fait des dieux – c'en est fait des prêtres et des dieux quand l'homme devient scientifique… Le savoir, qui permet de s'émanciper des prêtres, continue de grandir… »

 

 

 

 

     De la religion en général et de l'islam en particulier :

 

 

 

     « On nous dit souvent que c'est une très vilaine chose que d'attaquer la religion parce qu'elle rend les hommes vertueux. C'est ce que l'on dit. Moi je ne l'ai pas remarqué. »

 

                                                                       Bertrand RUSSELL, philosophe, (1872 - 1970)

 

 

 

 

               Odal GOLD     www.odalgold.com

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-05-03 , consulté 1964 fois

Commentaires


Odal GOLD le 21/06/2008 à 13:17:09


Il est devenu politiquement correct de parler d'islamophobie dès qu'on touche à l'islam et qu'on le suspecte d'intolérance. Il est même devenu interdit de parler de la lapidation des femmes à l’ONU
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1771

Mais les religions monothéistes, dont l'islam semble aujourd'hui le fer de lance, ne sont-elles pas - dans leur essence - particulièrement intolérantes ?

Pour ceux qui voudraient se livrer à une exégèse (l'exégèse est une étude approfondie et critique de n'importe quel document) un peu plus approfondie avant de livrer leur verdict, il y a aussi ces sources d'information......

Flandre et intégrisme chrétien
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1711

L'Europe veut le délit de blasphème
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1721

Injures et menaces dans le Coran
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1073

La Charia et les droits de l'homme
> http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1725

L'ONU contre la laïcité
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1722

La troublante ascension de l’Opus Dei
> http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804

LETTRE OUVERTE A CEUX QUI N’ONT PAS LU LE CORAN
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=451

Menaces de mort : Robert Redeker déçu par le jugement rendu
> http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1729

Un musulman condamné à mort pour blasphème
> http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1732

Lisez la bible, vous êtes peut-être parmi les condamnés à mort
> http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1412

Non, toutes les religions ne tendent pas vers le même but. Et leurs voies ne sont pas impénétrables. Et non, elles ne cherchent pas toutes l'harmonie pour l'homme et sa place partagée dans le Cosmos.

Ely le 20/09/2008 à 16:05:01
Et tout(e) Musulman(e) qui voudrait quitter sa religion (apostasie) signe sa condamnation à mort dans certains pays et prend un risque énorme en étant un "apostat" en Occident.
Et les catholiques aimerait bien avoir ce pouvoir, puisqu'ils ne dénoncent pas ce fait. Défendons notre liberté au maximum (sinon elle recule) et profitons d'elle quand il est encore temps! Demandons à nous faire rayer de leurs listes (Apostasie!). thereisnogod.info et surtout www.apostasie.org
Rappelez-vous: ils assoyent leur pouvoir sur de "nombreux adeptes" pour tenter de faire reculer les avancées comme la contraception, l'avortement, le divorce, les libertés sexuelles, les nouvelles techniques de procréation..
zorg le 13/08/2009 à 09:42:50
Mais quel cretinisme d empecher le clic droit, encore un qui ne comprend rien a rien.
Odal GOLD le 13/08/2009 à 20:35:02

Zorg, tu n'es pas correct pour la forme. Pour le fond...

Pour avoir la référence http de la page avec FireFox, taper sur "Marques-pages" en haut. Rentrer dans les marques-pages, puis dans la référence choisie regarder à "propriété".

Pour Internet explorer, même principe.


the clo clo le 29/09/2009 à 21:37:54
j'ai toujours été interressé par l'intelligence de l'autre? et je constate que sur ce site elle est présente ,du moins par l'écrit mais que de référence;pour justifier vos dogmes?Ou est la libre pensée[la votre ),sincère meme si elle peut paraitre,puérile?le bien est ce que l'on donne,le mal c'est ce que l'on fait subir pour se justifier ,d'une réflexion.Cette dernière est différente, selon la ou les cultures ,comment l'expliquer en " valeur" d'intelligence personnelle ;Touts ces " phares dogmatiques ne cache t'elle pas une absence de recherche de soi,quitte a paraitre un ignare ,je préfère la sincérité du comportement;celle çi ne trompe rarement, et si en plus elle est intelligente et respectueuse de l'autre je la partage.
Odal GOLD le 29/09/2009 à 21:52:34

@ the clo clo

Merci pour "l'intelligence de l'autre" qui me va droit au coeur. D'ailleurs il vaut mieux avoir bon cœur et avoir le goût de l’intelligence – qu’être seulement (relativement) cultivé et versatile. C'est vrai.


poetiste le 18/11/2009 à 22:46:43
Le bon apôtre.

Connaissez-vous l’homme qui a toujours raison et plus vite que son ombre ? Il se nomme Tariq Ramadan. Il dispose d’une artillerie d’arguments prêts à l’emploi qu’il assène à tout moment, voulant donner l’illusion d’avoir démontré quelque chose. Le prédicateur musulman a des arguments expansionnistes bien à lui. Il était entouré de femmes voilées dans l’émission de Frédéric Tadéi. On le dit « islamologue ». L’homme est bardé de titres, sévit en Europe et jusqu’au Japon. Il est évidemment juge et partie dans ses assertions mais ne daigne pas être remis en question. Il a inventé le rôle de « taupe culturelle », exaltant sa propre culture, sa propre croyance tous azimuts. C’est le nouveau prophète. Il voudrait se fondre en un mimétisme occidental comme le caméléon histoire de ne pas inquiéter et, dans le même temps, ne pas gêner ses coreligionnaires, alors il ne condamne pas franchement la lapidation de la femme adultère mais demande un « moratoire » dont il sait qu’il ne se produira jamais. On peut lui rappeler ce qui est de la culture chrétienne : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Dans le genre représentant placier de la religion, les témoins de Jéhovah sont des amateurs à côté de lui. On peut lui reconnaître un charisme éclairé question prosélytisme. Il oublie que la foi sincère n’a pas besoin de convaincre mais la croyance. La foi est personnelle et la croyance est ce qui conforte dans le groupe ; elle tient de l’instinct grégaire. La laïcité renvoie l’homme de foi à ce sens personnel de la foi afin d’éviter à la religion la tentation toujours tribale de s’infiltrer dans la politique. La politique étant le domaine de tous, croyants ou incroyants. La place de Tariq Ramadan n’est pas sur un plateau de télévision mais uniquement dans les mosquées. Ailleurs, il ne peut être que prosélyte. Sa volonté de convaincre n’est motivée que par son appartenance à l’Islam, certainement pas par une raison pure. Notre culture a fait amende honorable de l’expansionnisme religieux tribal en promulguant la laïcité, il serait temps que la culture basée sur l’Islam en fasse autant et pas seulement en Turquie où d’ailleurs, certains voudraient la remettre en question. La joute oratoire entre Caroline Fourest et Tariq Ramadan n’a désarçonné ni l’un ni l’autre et la confrontation était doublement nulle et ennuyeuse. Inviter l’homme qui a raison plus vite que son ombre, c’est dévoiler la fin du film et ôter toute surprise. Tariq Ramadan n’a sans doute pas encore compris que la certitude est antinomique à la foi, que la certitude est de sa propre volonté mais certainement pas de l’humilité d’un homme de foi. La raison univoque est une arme de guerre. Il faut se méfier de ceux qui voudraient imposer leur conception de la vérité et en faire une valeur universelle. Il y a dans toute croyance une référence au nombre, une propension à suivre la foule. La foule est aveugle, dangereuse, elle crie au blasphème : voir les menaces écrites sur les calicots des islamistes qui manifestent dans les rues de Londres : « Behead those who insult Islam ! ». « Europe you will pay your demolition is on it’s way ». Tariq Ramadan n’en est pas là, lui, il arrive en catimini, il est assez malin pour ne pas provoquer à ce point, mais il est plus efficace, plus à craindre que ces islamistes qui vocifèrent à Londres. Quand on voit ce que la certitude d’une croyance provoque d’arguments et ce qu’elle provoque de haine, on est obligé de considérer la violence inhérente à l’homme qui trouve un alibi dans l’appartenance à une religion plus tribale qu’universelle. « Islam, la réforme radicale, éthique et liberté » est le titre d’un de ses livres. Eh bien, Monsieur Ramadan, je n’en veux pas de votre liberté, entachée de l’erreur aussi profonde qu’il y a entre un prosélytisme expansionniste et la foi. L’homme qui a raison plus vite que son ombre n’a pas fait l’introspection qui lui permettrait de se libérer de ses certitudes inconditionnelles. Que sa croisade des mots s’arrête aux mots, c’est tout ce que je lui souhaite. Comme on dit dans la conversation courante : « je ne vous sens pas Monsieur Ramadan ». Et mon intuition ne me trompe pas ; elle est au-delà des mots.
A.C

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