Le petit chaperon rouge - du culte de Shiva
Apparemment, « Le Petit Chaperon Rouge » est parfois vu avec l'œil des bons croyants, ce genre d'œil qui n'a jamais de quant à lui, ni de recul – et qui n'aura jamais de respiration propre.
« Le Petit Chaperon Rouge » d'après les bons croyants
( www.gallican.org ) :
« Avant de suivre cette petite fille bien joliette, bien attendrissante et bien naïve, essayons de réaliser pourquoi sa Mère-Grand l'a équipée de cette si voyante coiffure rouge... Ne serait-elle pas un héritage du bonnet de Mithra ?
Si nous ouvrons le livre: "Châteaux Forts Magiques de France" écrit par Roger Facon et Jean-Marie Parent nous y lisons page 32 qu'il y est question du bonnet phrygien présidant aux cérémonies initiatiques et, page 35, nous trouvons ces lignes qui vont nous éclairer sur la pensée de Perrault:
- "Se jeter dans la gueule du loup, c'est avant tout entrer dans la caverne initiatique, se soumettre aux rites, aux épreuves implacables. Car le loup est celui qui dévore. Comme le feu des adeptes, comme la lumière de Lug. Et il n'y a guère que le sage ayant réalisé l'oeuvre au rouge (le Petit Chaperon Rouge) pour triompher du loup, pour maîtriser l'ensemble des lois magiques."
Nimbée d'ignorance et d'innocence comme notre mère Eve au jardin d'Eden la fillette au chaperon rouge ne sait pas qu'il est dangereux de s'arrêter à écouter les entités morbides qui encombrent son chemin; elle cède à l'attrait de ce qui est nouveau pour elle... Elle est semblable à ces débutant qui veulent à tout prix avoir un contact avec l'Au-delà Heureusement pour elle la présence des bûcherons va la sauver des premiers risques.
La Grand-Mère - prenons y garde - demeure par delà le moulin, c'est à dire à une époque préchrétienne. Le moulin c'est, dans le symbolisme de Perrault, la Croix représentée par ses ailes et dont la force venue de Jésus-Christ va se transmuer en froment moulu eucharistiquement. Qu'envoyer à des êtres qui ne connaissent ni le Christ, ni la Croix ? Ce dont ils ont le plus besoin, bien sur, c'est-à-dire les sacrements et Perrault les symbolise par une galette et un pot de beurre, autrement dit les hosties et les onctions de l'Eglise, le Petit Chaperon Rouge tient en mains la nouvelle initiation.
Mais ce missionnaire risque fort d'être pris au piège des vieux rites. Il ignore que les formes périmées des cultes antiques ont été mangées par le loup, ne contiennent plus qu'un principe morbide. Comprenons bien que le Petit Chaperon Rouge va être invité à revenir vers des formes religieuses qui sont depuis la venue du Christ vidées de leur contexte et ceci au nom d'un traditionalisme mal compris. »
Le conformisme qui m'étreint peut mourir
Et moi, j'opterais plutôt pour que ce soit les anciens cultes qui se rapprochent davantage de « Cela, que même les dieux ne peuvent atteindre » – et c'est bien le judéo-christianisme qui est le loup et qui a mangé notre mémoire et notre lumière dans la douleur.
A l'inverse de l'œil des bons croyants, il faudrait un œil critique – un œil couleur rubis, acéré comme celui d'un faucon, d'une chouette ou d'un aigle. Alors, en attendant la flèche d'un nouvel et hypothétique Apollon, il nous faut acquérir l'oeil critique, divin et solaire qui nous déshypnotise du fameux Python.
Pour nous, le luxe qui serait le bon goût, l'argent qui serait la seule loi, la religion qui serait la spiritualité, la brutalité qui serait l'humanité, l'hypocrisie qui serait le seul esprit – non, cette vision ne nous convient pas, et nous nous préparons également à tirer notre flèche.
Si tu vois ce que je veux dire.
Mais moi, je suis un guerrier à chaperon rouge, c'est-à-dire du culte de Shiva aux cinquante bras, celui qui chevauche le tigre.
Je suis seul depuis bien longtemps, mais d'autres humains me parlent souvent.
Mes aïeux se sont tous fait manger par le loup, c'est-à-dire qu'ils sont tous devenus une meute pas humaine, suivant tous les préceptes et l'éducation de la louve romaine, qui n'aime pas l'homme, ne s'intéressant à rien d'autre qu'à amasser, faire semblant de bricoler, et les jeux du cirque.
Laissez-moi mes repères.
Je sais le mensonge nécessaire. Plutôt que de devoir mener une vie infernale ou disparaître, je ment : sur telle action, sur telle opinion. Et le mensonge m'est pénible, qui me complique la vie, et me la démontre dépendante des autres.
Je ne mets pas de nuance à mon mensonge, car je n'attends aucune considération pour moi-même ou mon opinion délictueuse. Je n'attends aucune pitié.
Alors je change aussi de manière de voir.
Ainsi suis-je un être civilisé, qui aime à se congratuler avec les autres et avec les mensonges. En tout cas : qui préfère survivre.
Frère, et dès que la cause est perdue et pourrait t'emporter avec elle, n'hésites pas à mentir, à mentir allègrement.
Certains disent aussi que la patience est une vertu. Et n'oublies jamais ça de moi, nous sommes tous des truands.
Ne croyant à rien, j'ai besoin de croire. Je ne sais pas moi à quoi je crois, mais grâce à cette folie je suis déjà plus que mon impuissance. Elle est le moyen de dépasser l'ennui, l'habitude, la norme, ce qui est gris et sans imagination. Grâce à ma folie, le conformisme qui m'étreint peut mourir.
Je crois au désir de vengeance, et qu'il y a des places au soleil, à prendre.
Croyant à tout, je ne veux plus croire.
Mes pensées dévalent comme un torrent. Têtes de fer de chevaliers, idées fixes qui m'étreignent, elle m'emportent tellement elles paraissent vraies et logiques de coïncidences.
Quand je fais quelque chose j'ai toujours le réflexe de garder une distance d'avec ce qui m'occupe. Une main pour le bateau, et une main pour moi.
Je ne suis vraiment pas fait pour le travail.
En d'autres temps, qu'aurais-je fait de plus ?
Je pars d'une démarche glissante, je marche comme à un agnostique qui aime les couleurs de ce temps, et mon sentiment est mystique, sale mélange. Bon, d'accord. Je plane un peu, je vais me poser. Le soleil consume tout, et il me faut éclaircir l'eau de mes pensées, marquer un territoire où je suis bien.
Odal Gold www.odalgold.com

………………Non, toi tu trouves que cela veut dire quelque chose !?... Mais ne me méprises pas, je ne suis quand même pas un prophète… !........
……….Heureusement qu’il y a ce grand corps déglingué, qui digère même les idées. Et l’innocence retrouvée, grâce à la digestion de ce grand corps délabré, on peut à nouveau célébrer…Du cœur noir des flibustiers de la connaissance, on peut de nouveau hisser le pavillon…

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