Le petit plaisir des démocraties
Je me souviens en France de l'affaire du ministre Robert Boulin, en 1979.
L'affaire Boulin est le nom donné aux enquêtes et aux interrogations qui ont suivi le décès de Robert Boulin, ministre du Travail en exercice du gouvernement français. Son corps avait été retrouvé le 30 octobre 1979 gisant dans un étang de la forêt de Rambouillet. L'information judiciaire s'est achevée par un non-lieu en concluant au suicide mais cette thèse n'a pas été unanimement acceptée, l'existence de manquements dans l'enquête ayant pu être soutenue. La famille de Robert Boulin, notamment sa fille Fabienne Boulin-Burgeat, est convaincue que son père a été assassiné. Son combat est relayé par de nombreux journalistes, notamment de l'Humanité, Canal +, de Libération et France Inter. (Wikipédia)
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Les plus de 30 années écoulées rendent l'affaire encore plus inexplicable. Comment expliquer que la famille Boulin, riche, puissante, bardée d'avocats, n'a jamais pu déclasser son suicide officiel en meurtre, malgré des photos accablantes, prouvant un assassinant violent.
Ici, assez influente pour cacher un tel fait depuis 30 ans, je ne vois pourtant pas de bête à cent cornes.
Vous savez que vous n'êtes pas beaux, vous, la plupart des humains sur cette Terre qui est mon astre ?
Parfois, simplement, la démocratie a du mal à les cacher.
J'en reviens à ce reportage ("Le prix du mensonge" sur Arte) sur une autre affaire aux Etats-Unis. C'était un allemand (Dieter Riechmann) condamné à mort, pour le meurtre de son amie dans un ghetto noir. La Justice américaine avait dû penser que ça s'arrêterait là. Et ça ne s'était pas arrêté là.
Dans les cas de condamnation à mort, les Etats européens mettent parfois le paquet, dans la défense de leurs citoyens qui encourent cette peine.
La Défense avait dépensée des centaines de milliers de dollars. Ils avaient interrogé des témoins aux quatre coins du monde, et retournés le dossier par tous les bouts.
Il en ressortait – comme 2 + 2 – qu'à la base c'était un trafic de drogue qui avait mal tourné, et l'argent, une très forte somme qui devait servir à la transaction, avait disparu. L'accusé et sa compagne étaient tombés tous les deux dans un guet-apens, dans le ghetto noir. Les gens de la Justice américaine connaissaient même le vrai coupable, et lui avaient promis l'impunité. Le shérif de l'époque, et le juge, s'étaient partagé l'argent.
Le juge avait directement fait pression sur des témoins et sur des policiers, pour qu'ils fassent de faux témoignages. C'était aussi démontré par 2 plus 2.
Dans le coup, il y avait donc le chef de la police locale, et le juge de l'époque. Le juge de l'époque était devenu juge à la Cour Suprême. Impossible de revenir sur la condamnation. Dans l'Etat Américain concerné, de toute façon, on n'était jamais revenu sur une condamnation à mort.
Le clou du spectacle, c'était le procureur américain face aux caméras. Il mentait effrontément et avec un aplomb déconcertant.
Je me disais : On dirait qu'il a l'habitude de mentir effrontément, et qu'il sait qu'il ne risque rien, et qu'en plus c'est son petit plaisir !
Odal GOLD www.odalgold.com

………………Non, toi tu trouves que cela veut dire quelque chose !?... Mais ne me méprises pas, je ne suis quand même pas un prophète… !........
……….Heureusement qu’il y a ce grand corps déglingué, qui digère même les idées. Et l’innocence retrouvée, grâce à la digestion de ce grand corps délabré, on peut à nouveau célébrer…Du cœur noir des flibustiers de la connaissance, on peut de nouveau hisser le pavillon…

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