Le Soleil au Zénith

L'immortalité est pour aujourd'hui

 

     Depuis les années 80 déjà, on a réussi à créer des cellules biologiques immortelles... 

  

     Avec l'ajout de certaines mixtures (voir les reportages sur la 2, Arte), la science officielle peut décupler la vie de certains vers, et tripler l'espérance de vie des souris. En modifiant les gènes, on est capable de faire naître ou de transformer des individus, pour qu'ils soient plus intelligents, plus grands, plus posés, plus blonds, ou plus petits, plus malins, ou plus soumis. On est déjà capables d'envisager une nouvelle espèce humaine qui ne pourrait même plus se croiser sexuellement avec la nôtre.

 

     Ceux qui sont parfaitement au courant de ces avancées, ce sont les millionnaires des USA. Ils comptent bien en profiter, eux et leurs progénitures, et savent parfaitement de quoi il s'agit et en quoi ces techniques consistent. La science ne les fait pas sourire, eux, et il n'y a que les pauvres pour ne pas y croire. C'est vrai, il n'y en aura pas pour tout le monde.

 

     L'immortalité est au bout de nos doigts, il suffit de pouvoir payer, ou d'avoir le pouvoir. Le secret de l'immortalité n'aurait-il pas déjà été trouvé – complètement, pour de vrai – dans la partie immergée de l'Iceberg : la science Top Secret et les recherches militaires secrètes ?

     Dans cette vie, imagine déjà le sentiment d'angoisse si tu tombes entre les mains de ton pire ennemi ! Imagine demain la peur de la souffrance promise pour l'éternité !

 

 

     Ceux qui ont déjà l'argent, le pouvoir, l'immortalité, ils seront prêts à tout pour les garder.

 

     Comme les anciens maîtres aryens, ils se feront passer pour des dieux. Dans les légendes hindouistes, on parle de certains ascètes qui ont la mémoire intra-utérine de la vie de leur mère, ou qui ont la conscience de leur devenir à travers le temps. On parle d'humanoïdes immortels, de milliers de planètes avec certaines peuplées d'humanoïdes à la vie infiniment longue, on parle d'armes capables – même quand « les guerriers atteints  essayent de se purifier en se lavant à grande eau » - de faire pleurer des larmes de sang et de décomposer vivant les corps. On y parle de vimanas (sortes de soucoupes volantes que les « dieux » manipulent).

     Les mythologies de l'Inde sont soit le reflet d'un passé complètement oublié qui nous rejoint bizarrement, soit la meilleur science fiction qui ait été donné au monde.

     C'est à se demander.

 

 

     On peut aussi imaginer que les nouveaux immortels vont disposer d'assez de moyens pour faire ce qu'ils veulent et envisager un autre scénario.

     Ceux-là auront discrètement l'argent, le pouvoir, la technologie, les médias, les services secrets, les armées de mercenaires. Ensemble, ces magnats discrets et immortels seront Dieu.

 

     Dieu, ce ne serait donc pas Dieu-Intelligence, mais plus exactement quelques centaines de nantis ayant accès à une quasi-immortalité. Compte tenu de leur psychisme cupide, peureux et dénué de toute pitié, il n'en restera qu'un seul : ce sera à la manière du dieu judéo-chrétien un dieu qui se dit lui-même jaloux.

     (En Inde, qui est la mémoire ou de notre propre antiquité ou de notre futur, il y a des millions de dieux, des dieux non jaloux, et des dieux jaloux inférieurs, qui cherchent querelle aux premiers).

     On peut également imaginer que les magnats au pouvoir rendent cette différence d'espérance de vie – naturelle – aux yeux de nous autres les « pauvres ». Ils en ont les moyens, avec les armes flashantes des médias, et autres correcteurs techniques de la pensée, il n'y aura pas beaucoup d'électrons libres.

 

     Et puis il y aura nous, l'espèce génique des Adam et des Eve. Ceux-là, le dieu jaloux leur interdira la science, l'argent, les armes, le savoir, le goût du sexe, de la paresse, de la viande et celui de la pomme.

 

     Je me demande même si l'affaire du 11 Septembre n'a pas été orchestré par des magnats de cette trempe là, comme un test : jusqu'à quel point peut-on se cacher tout en faisant ce que l'on veut avec les Adam et les Eve – en toute impunité, en toute injustice, en toute brutalité ? [Prendre quand même la peine de visionner entièrement LOOSE CHANGE 2 en version française, si ce n'est déjà fait]

    

     Leur passion pour regarder le Foot et pour les mots vulgaires me semble parfois les constituer entièrement : est-ce que les gens – dans leur immense masse – ont été un jour modifiés génétiquement, déjà, pour pouvoir si facilement servir de chair à canons, de chair à supporter et de chair à bon croyant ?

 

     Il y a bien quelques Adam et Eve pour se poser des questions, mais dans l'ensemble le test est concluant : « les dieux » (c'est à dire les "Reines" monstrueuses de la ruche ultra-moderne) peuvent faire encore, ou déjà, ce qu'ils veulent.

    Est-ce que c'est vraiment fou de se poser ce genre de questions ?

     En bon « Adam » et « Eve », vous direz sûrement oui.

 

     Vous ajouterez sûrement que l'éternité vous est de toute façon  promise et qu'avec tous les interdits que vous vous êtes payé dans votre vie – sur la connaissance, l'argent, les armes, les ballades, le sexe, la paresse, la viande et la pomme dont on vous a dégoûté – vous ne l'avez pas volée.

 

Être religieux signifie que l'on croit que le monde est, ou peut être parfait. C'est une superstition comme une autre.

La vie et la douleur sont là pour nous le faire comprendre.

L'excès de tranquillité et de paix se paye aussi.

 

La religion, c'est la vie. La politique, c'est la vie. L'ar­gent, c'est la vie.

 

 

    C'est pour que l'homme réapparaisse, que la mondia­lisation doit broyer les peuples et les civilisations humaines. Et la multitude se retirant, tels des rayons d'abeilles que l'on presserait de leur miel – réapparaîtra enfin l'homme cosmique et technologique, savant, sachant, sage, dans l'avenir froid – car dans l'espace incommensurable il fait froid.

 

Le pouvoir technologique que nous avons sur nous-mêmes peut nous transformer en dieux ou en diables, et nous propulser vers des destins mélangés de lumières et de ténèbres insondables.

En trafiquant leurs gènes et leurs hormones, bientôt quel­ques humains vont pouvoir vivre plusieurs milliers d'années, multiplier leur intelligence et même leur pouvoir créateur. C'est officiellement imminent.

 

Ceux qui seront ainsi transformés disposeront d'un bien-être biologique impossible à concevoir. Leur technologie et leurs pouvoirs feront d'eux des demi-dieux.

J'aimerais bien participer à l'aventure de ceux-là.

 

L'homme est bon pour lui-même.

     En or et ambre, ainsi je vois l'avenir lumineux, d'une aven­ture authentique.

 

 

     Comme le dieu des Hindous et des autres, l'homme est un mythe errant. Revenant à lui-même, lisse et discret dans ses actes, il revient à la vie.

 

     Il reprend le goût doucement, de manger et des choses dans ses doigts. Désintégré par le ciel jaloux en ondes fluides et jaillissantes, il retrouve en respirant une orange, le contact de la vie.

 

     Quand nous aurons  passé notre chemin, et que la poussière aura effacé la trace de nos pas, on dira de nouveau de nous tout ce qu'on n'était pas...

     Mais ça ira, ça ira..., comme le chante Michel Polnareff dans sa rime.

  

   Odal GOLD      www.odalgold.com

 


Article ajouté le 2007-05-20 , consulté 1274 fois

Commentaires


Matthieu le 13/06/2007 à 13:14:48
Pour commenter sur l'aspect scientifique de cet article, je dirais qu'il faut garder à l'esprit une chose :
Empêcher le vieillissement des cellules ferait disparaître la notion de vieillesse, mais on resterait vulnérable aux maladies, aux accidents , assassinats, guerres...etc. Dans ces conditions, vivre plus de 200 ans serait peut être un exploit !

Et notez aussi que les dictateurs et autres tristes célèbrités sont particulièrement ciblées par les assassinats. Voyez les tyrans du siècle dernier : ce n'est pas leur âge qui a fait chûter la plupart, mais leurs adversaires. C'est parce que le monde est en mouvement, en changement, que l'abscence de vieillissement ne changera pas grand chose à la politique mondiale.


Sur le point de vue religieux, le dieu jaloux me semble toujours mal nommé... pourquoi pas plutôt le dieu "exigeant l'exclusivité de son culte" ? Au moins tout le monde verait de quoi on parle.
(cf article "un tel psychisme")

Odal GOLD le 13/06/2007 à 16:44:32
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Des gens qui deviendraient « virtuellement » immortels, grâce à leurs « cellules qui ne pourraient plus vieillir» - justement à cause de la peur de la maladie, des accidents et de la mort – pourraient finir (pour la plupart) par se comporter en véritables « vampires ». Ils ne dormiraient plus que dans des bunkers, ils auraient peur qu’une météorite leur tombe sur la tête et pour finir tellement ils auraient peur de tout et des « autres », qu’il n’en resterait plus qu’un seul - Ils tueraient tout ce qui pourrait les dominer, les enfants, les amis, les voisins, les associés.
L'obsession de telles personnes, ce serait la révolte et le terrorisme (!).

Sans le courage d’ « affronter » au moins normalement la vie et la mort, sans le courage d'aimer risquer sa vie dans certains cas, cette vie immortelle (oh facilement plusieurs millénaires !) pourrait bien devenir un vrai cauchemar pour tout ce qui vit même autour.

Je te cite un extrait de Nietzsche (voir l’article « Le brigand et le Créateur ») :

« J'aime ceux qui ne savent vivre qu'à condition de périr, car en périssant ils se dépassent.
J'aime ceux qu'emplit un grand mépris, car ils portent en eux le respect suprême, ils sont les flèches du désir tendu vers l'autre rive.

J'aime ceux qui n'ont pas besoin de chercher par-delà les étoiles une raison de périr et de se sacrifier, mais qui s'immolent à la terre, afin que la terre soit un jour l'empire du Surhumain.
J'aime celui qui ne vit que pour savoir, et qui veut savoir afin de permettre un jour que le Surhumain vive. C'est ainsi qu'à sa façon il veut sa propre perte.
J'aime celui qui œuvre et invente afin de bâtir un jour au Surhumain sa demeure et d'aménager pour sa venue la terre, l'animal et la plante ; c'est ainsi qu'à sa façon il veut sa propre perte.
J'aime celui qui aime sa vertu ; car sa vertu est volonté de périr et flèche de l'infini désir. »
---------

Matthieu, je te remercie donc pour ton commentaire, et je vais te préciser le fond de ma pensée esthétique - sur le dieu "exigeant l'exclusivité de son culte", comme tu dis - par un extrait de Michel Houellebecq :

« (…)Un dieu unique ! Quelle absurdité inhumaine et meurtrière !... Un dieu de pierre, cher monsieur, un dieu sanglant et jaloux qui n'aurait jamais dû dépasser les frontières du Sinaï. Comme notre religion égyptienne, lorsqu'on y songe, était plus profonde, plus humaine et plus sage… Et nos femmes ! Comme elles étaient belles ! Souvenez-vous de Cléopâtre, qui envoûta le grand César. Regardez ce qu'il en reste aujourd'hui… (il désigna au hasard deux femmes voilée qui progressaient péniblement en portant des ballots de marchandises). Des tas. Des gros tas de graisse informes qui se dissimulent sous des torchons. Dès qu'elles sont mariées, elles ne pensent plus qu'à manger. Elles bouffent, elles bouffent !..."

[Extrait de « Plateforme » de Michel Houellebecq]

(Voir l'article "Les vacanciers de Marrakech")

Amicalement

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