Le Soleil au Zénith

Cette nécessaire part d’introspection




    Vouloir empêcher la rêverie, le temps libre nécessaire à l'introspection, refuser chez l'individu toute tendance à la révolte (style révolte de l'adolescence et révolte de l'esclave) et donc une possible créativité – c'est la tendance de ces idéologies qui parlent seulement de morale et de cohésion.

     L'individu de base n'aurait pas besoins, dans la fourmilière ultramoderne, de concevoir un vivant et un  univers si vaste, car « penser c'est commencer à désobéir ».

 

     « (…) la formation des troupeaux est un progrès essentiel et une victoire dans la lutte contre la dépression. La croissance de la communauté fortifie aussi dans l'individu un renouveau d'intérêt qui le purge souvent de ce qu'il y a de plus personnel dans son découragement, son dégoût de lui-même (…). Dans le désir de se débarrasser de leur sourd malaise et de leur sentiment de faiblesse, tous les malades, tous les maladifs tendent instinctivement à s'organiser en troupeaux : le prêtre ascétique devine cet instinct et l'encourage ; partout où il y a troupeau, c'est l'instinct de faiblesse qui a voulu le troupeau, et la sagesse du prêtre qui l'a organisé. » [1]

 

 

 

     Y compris dans cette religion de mercantilisme qui prédomine partout (comme si cela avait toujours été, et cela n'a pas toujours été), le besoin du « prêtre » est d'aspirer au pouvoir et par conséquent il veut aussi les moyens : « Tout ce qu'il lui faut, à ce prêtre, c'est des idées, des enseignements, des symboles, grâce auxquels il peut tyranniser les masses, former des troupeaux. »

 

     La religion du mercantilisme qui prédomine en Occident se veut rationnelle, pragmatique, et également pleine de « sagesse ». Mais dans le meilleur des cas, en imaginant que ses prêtres puissent effectivement se montrer « pragmatiques » voir « honnêtes », comme ils s'en vantent souvent :

 

     « Il y a dès l'abord quelque chose de malsain dans ces aristocraties sacerdotales, dans les habitudes qui dominent en elles, habitudes hostiles à l'action, qui les portent tantôt à la rumination et tantôt aux explosions du sentiment, et qui ont pour conséquence une neurasthénie, une débilité intestinale, qui marquent presque inévitablement les prêtres de tous les temps ; et ne faut-il pas dire que le remède qu'ils ont eux-mêmes inventé contre leurs maladies s'est en définitive révélé, dans ses effets ultérieurs, cent fois plus dangereux encore que la maladie dont il devait les délivrer ? L'humanité entière continue à souffrir des suites des naïvetés thérapeutiques du prêtre ! »  [1]

 

     Il y a paraît-il des politiques, des dictateurs, des hommes d'église et de pouvoir (suivant comment on appelle ces hypnotiseurs et fascinateurs professionnels des foules) « mauvais » – et après tout les peuples ont peut-être les gouvernants qu'ils méritent. Mais de toute façon, « les enfants » de la Patrie ou de la « Worldcompagnie », ce n'est pas du tout non plus dans mon instinct.

 

 

 



   
A tout ce que j'en comprends, l'aventure collective qu'ils proposent tous ensemble « ne tend instinctivement qu'à l'organisation du troupeau » – cela tourne au mieux en rond – et n'a rien à voir avec une mémoire, une harmonie et un récit propre, seuls capables de m'intéresser vraiment et de faire de moi un homme.

 

 


 

Cette nécessaire part d'introspection

 

 

     Il y a une multitude de moyens pour les « élites dirigeantes » de manipuler l'individu, parce que souvent elle finit par connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes:

      « Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. » [2]

 

 

 

     Le goût de la peur, de la révolte contre l'autorité et de la douleur, une fois vécu et surmonté, fait de nous un homme.

     L'histoire, notre propre et individuelle histoire – notre devenir propre, qui constitue notre Moi et notre mémoire – est donc très importante.

 

     "Connais-toi toi-même !"

     C'était déjà le conseil gravé sur le temple du dieu Apollon à Delphes.

     Je crois donc que c'est le bon conseil en la matière.

 

                 

    

                          Odal Gold    www.odalgold.com

 


 

                                                           [1] Frédéric Nietzsche

 

                                                           [2]  Le Site Syti  > http://www.syti.net/Manipulati...

 

 



21/10/2009
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