Le Soleil au Zénith

Le petit chaperon rouge - du culte de Shiva

 

 

 

 

     Le petit chaperon rouge est un tenant de l'Antique religion des humains.‭ ‬Son chaperon rouge signifie qu'il fait partie des sacrificateurs.

‭     ‬Il part à la quête de lui-même et la recherche de ses racines,‭ ‬car tel est le voyage qui nous caractérise, nous autres bipèdes sagaces.‭ ‬Il porte un petit pot de beurre sacrificiel.‭


 

Dixit‭ «‬ Pondichery.com ‭»‬ :‭    

‭     «‬ Les sacrifices védiques,‭ ‬comprenant offrandes et récitation d'hymnes sacrés,‭ ‬constituent une part importante de la vie quotidienne de l'époque.‭ ‬Ces rituels sont célébrés par les brahmanes,‭ ‬mais l'offrande sacrificielle,‭ ‬faite principalement de beurre fondu,‭ ‬est accomplie par tout le monde. ‭»

     Donc,‭ ‬le petit chaperon rouge s'en va confiant au pays des adultes qui lui racontent des histoires.‭ ‬Il va même au delà du moulin qui signifie la civilisation agricole connue, le blé moulu de ces gens d'aujourd'hui qui mangent le pain.

 

     A travers ces histoires où l'on voit saillir d'étranges dents pointues à travers les babines des conteurs - ‬il se rend compte que ses parents se sont fait manger par le loup :‭ ‬c'est-à-dire qu'ils ont perdu leur humanité.
‭     ‬Le culte du loup,‭ ‬c'est le sens de la meute,‭ ‬de la famille,‭ ‬de la caste,‭ ‬de la mafia‭ –  ‬c'est ce qu'on appelle avec une ironie inconsciente la sagesse politique,‭ ‬qui est le début de tous les abus.


     Même au pays de ses plus lointains parents, où l'on ne mange pas le pain - la grand-mère semble avoir une bien étrange voix et les dents curieusement aiguisées.

 

 

‭  

     Heureusement pour lui,‭ ‬il y a encore, pas loin, quelques hommes vrais qui abattent les arbres comme on abat les hommes trop civilisés (trop «‬ politiques ‭»),‭ ‬et lui sauvent la vie.

‭     ‬Moi,‭ ‬aujourd'hui,‭ ‬parfois je regarde mes parents,‭ ‬mes amis,‭ ‬mes voisins,‭ ‬et les passants qui sont comme une forêt‭ – ‬et je me demande s'ils ne se sont pas fait mangé par la Fourmi.


 



 Le conformisme qui m'étreint peut mourir


    Et moi, j'opterais plutôt pour que ce soit les anciens cultes qui se rapprochent davantage de « Cela, que même les dieux ne peuvent atteindre ». C'est bien le judéo-christianisme qui est une des philosophies du loup et de la Fourmi. Il a mangé notre mémoire et notre lumière dans la douleur.

     A l'inverse de l'œil des bons croyants, il faudrait un œil critique – un œil couleur rubis, acéré comme celui d'un faucon, d'une chouette ou d'un aigle. Alors, en attendant la flèche d'un nouvel et hypothétique Apollon, il nous faut acquérir l'œil critique, divin et solaire qui nous déshypnotise du fameux Python.

     Pour nous, le luxe qui serait toujours le bon goût, l'argent qui serait la seule loi (et je ne crache pas sur l'argent, pas du tout), la religion qui serait la spiritualité, la brutalité qui serait l'humanité, l'hypocrisie qui serait le seul esprit – non, cette vision ne nous convient pas, et nous nous préparons également à tirer notre flèche.

     Si tu vois ce que je veux dire.





     Mais moi, je suis un guerrier à chaperon rouge, c'est-à-dire du culte de Shiva aux cinquante bras, celui qui chevauche le tigre.

     Je suis seul depuis bien longtemps, mais d'autres humains me parlent souvent.

     Mes aïeux se sont tous fait manger par le loup, c'est-à-dire qu'ils sont tous devenus une meute pas humaine, suivant tous les préceptes et l'éducation de la louve romaine, qui n'aime pas l'homme, ne s'intéressant à rien d'autre qu'à amasser, faire semblant de bricoler, et les jeux du cirque.

     Laissez-moi mes repères.

 

     Je sais le mensonge nécessaire. Plutôt que de devoir mener une vie infernale ou disparaître, je ment : sur telle action, sur telle opinion. Et le mensonge m'est pénible, qui me complique la vie, et me la démontre dépendante des autres.

     Je ne mets pas de nuance à mon mensonge, car je n'attends aucune considération pour moi-même ou mon opinion délictueuse. Je n'attends aucune pitié.

 

     Alors je change aussi de manière de voir.

     Ainsi suis-je un être civilisé, qui aime à se congratuler avec les autres et avec les mensonges. En tout cas : qui préfère survivre.

      Frère, et dès que la cause est perdue et pourrait t'emporter avec elle, n'hésites pas à mentir, à mentir allègrement.

 

       Certains disent aussi que la patience est une vertu. Et n'oublies jamais ça de moi, nous  sommes tous des truands.

     Ne croyant à rien, j'ai besoin de croire. Je ne sais pas moi à quoi je crois, mais grâce à cette folie je suis déjà plus que mon impuissance. Elle est le moyen de dépasser l'ennui, l'habitude, la norme, ce qui est gris et sans imagination. Grâce à ma folie, le conformisme qui m'étreint peut mourir.

     Je crois au désir de vengeance, et qu'il y a des places au soleil, à prendre.      

     Croyant à tout, je ne veux plus croire.

     Mes pensées dévalent comme un torrent. Têtes de fer de chevaliers, idées fixes qui m'étreignent, elle m'emportent tellement elles paraissent vraies et logiques de coïncidences.

 

 

     Quand je fais quelque chose j'ai toujours le réflexe de garder une distance d'avec ce qui m'occupe. Une main pour le bateau, et une main pour moi.

     Je ne suis vraiment pas fait pour le travail.

     En d'autres temps, qu'aurais-je fait de plus ?

 

 

 

                                                                        

    Je pars d'une démarche glissante, je marche comme à un agnostique qui aime les couleurs de ce temps, et mon sentiment est mystique, sale mélange. Bon, d'accord. Je plane un peu, je vais me poser. Le soleil consume tout, et il me faut éclaircir l'eau de mes pensées, marquer un territoire où je suis bien.

 

 

 

 

 

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11/05/2007
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