Le Soleil au Zénith

Le point Zéro de notre ère

 

 

 

 

 

Dieu nous regarde. Nous sommes dans une boîte, et ce que nous appelons le Soleil est son œil. Quand il fait nuit, il cligne un peu de l'œil à cause de l'obscurité, et nous appelons cela la Lune. Il nous observe, comme parfois nous pouvons observer les insectes. Jamais il ne se lasse.

 

Dieu est curieux, et contre lui nous ne pouvons rien. Vivement que nous sortions de la boîte !

 

Dieu est sacré. Mais si un jour nous pouvons lui crever l'œil, nous n'y manquerons pas. Ça lui apprendra, de nous retenir dans cette boîte.

 

Pourvu qu'il ne nous blesse pas !

 

 

 

 

 

 

Quand tu m'as vu pour la première fois, tu t'es dit : Celui-là, sans appartenir à une secte, ce n'est pas ce que je veux dire, mais il a des tendances mystiques !  Ça se voit tant que ça.

 

Mais tu as changé. Maintenant que tu as pu fumer du prolo, tu sais la force purement mécanique des autochtones. Par ici, c'est eux qui font peur ; ils sont si bêtes et si sales. Et ton regard un peu mystique s'est changé en regard un peu plus assuré, qui connaît le tréfonds de tous ces gens qui courent dans le métro, en avion, en voiture, dans les cafés, dans les bibliothèques, dans le monde du travail, dans les rues. Au début tu n'en revenais pas, de ce qui les occupe et les préoccupe vraiment, et maintenant tu sais le secret de leur matière, de quoi est faite toute cette réalité qui a tout envahi.

 

 

 



Maintenant que j'ai fumé du prolo, je capte parfaitement les points rouges et noirs de ma transe, quand j'entre dans la dimension temporelle des nations et des grands empires.

La dimension temporelle de l'année zéro de notre ère, par exemple, elle me fait planer sec.

 

Quand je pense à Lui, je survole l'univers de bien plus loin que notre vaisseau spatial : cette Terre noyée de bleu, qui nous emmène aux confins des espaces.

Lui, Celui qui est le point zéro de nos siècles de cette ère truquée, et dont des millions de gens se revendiquent encore bruyamment – il m'évoque bien des aphorismes.

 

À trente ans, Jésus n'a jamais parlé d'aventures, et déjà je ne crois à rien de ce qu'il me dit. Jésus n'a jamais fait l'amour à une femme. Il n'a jamais travaillé (ça, par contre, il faut le faire, chapeau bas !). Il n'a jamais eu d'ami (des adeptes qui rendent transparente sa vie (!), mais pas des amis). Ainsi témoignent-ils.

 

Il n'a jamais pris un verre tranquille. Il n'a jamais joué, à aucun jeu de société, ni de loterie, ni même à un ballon prisonnier, à aucun jeu.

 

Il n'a jamais plaisanté. Il n'a jamais vu et lu et disserté de traités d'astronomie, de philosophie, d'art, d'histoire, de mythologie comparée.

 

Le bled, il ne l'a jamais quitté. Il n'a jamais écouté de musique. Il ne s'est jamais battu. Il n'a jamais fait une grasse matinée.

 

Il n'a jamais ri. Il n'a jamais fait de gymnastique. Il n'a jamais fait de bêtises bien à lui. Il n'a jamais appris à aimer le grand Bleu.

 

Il n'a jamais parlé de la beauté des astres, du côté truand de tous les hommes, ni d'une pièce de théâtre antique.

 

Il n'a jamais exprimé le désir de se dégourdir les jambes, ni de goûter à ce qu'il ne connaissait pas. Même le shoot à l'adrénaline testé par les lascars, lui est resté inconnu.

 

Jésus n'est pas humain. Nous sommes bien d'accord. Ou il a été particulièrement brimé.

 

Et c'est ça que les autres apprécieraient : un tel manque de chance ne peut être qu'un sacrifice, en vue d'une meilleure existence, et encore trois vœux pour le peuple.

 

Celui qui est mort à trente ans. Un porte-chance et un sauveur hors pair. Le best des Prométhée levantins. Un bagout et un don de persuasion, l'excellence des bons génies.

 

Il n'y a pas que le mystère féminin. Il y a le mystère de la foule (du démon ?).

Sa fin est exemplaire, car après avoir dispensé tant de promesses à la foule – il ne fallait pas la décevoir. Serait-ce là toute la morale de cette histoire couleur écarlate ? Surtout quand on palpe un mépris, si absolu et de toujours, des individus qui composent le peuple – pour un tel type d'existence.

 

 

 

 

Je suis un Man. Je n'ai pas envie de me moquer du Prométhée levantin. Je ne suis pas la foule.

Je voyais dans son histoire un gyrophare célèbre, un phare de plus, qui éclairait sur ma route, dans la nuit, tous ces écueils logiques à éviter – tout ce qu'il ne fallait pas faire.

 

Comme nous respirons, et comme nous aspirons. Nous main­tenons conformément, puis nous expirons. Création, continuité et destruction, et même de nous-mêmes.

 

Moi aussi, je m'approprie de l'oxygène, je vole et je fais semblant de ne pas avoir eu à tuer pour manger. Des fois, je mens pour être tranquille. Tout cela est extrê­mement éprouvant.

 

 

 

                                                                         Odal GOLD

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PS :

 

Il me semble pourtant avoir lu autrefois, dans un livre à la belle couverture de cuir (mais dont je ne me souviens plus les références, malheureusement), que le terme de « Christ » était utilisé bien avant l'an zéro de notre ère truquée, et qu'il y a eu justement dans l'antiquité de nombreux « christs ». Ils étaient considérés, si je me souviens bien, un peu comme entre des bouddhas et d'antiques héros, et certains n'hésitaient pas à guérir ou à tuer.



 

 



09/09/2007
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