Le Soleil au Zénith

Les petits soldats de plomb

 

            Attila était un sacré petit soldat de plomb. Pour beaucoup d'entre nous, ce nom est associé à l'image d'un barbare assoiffé de sang dévastant l'Europe dans une orgie de feu et de terreur. Mais en Hongrie, on se souvient d'Attila comme d'un héros national.

            Attila, si l'on en croit son biographe, avait le cheveu « volontairement teinté de roux ».

           « Ce fils du roi Moundzouk, souverain d'un des peuples les plus puissants de son temps, est devenu aux yeux des Européens occidentaux l'image emblématique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on prêtera plus tard à Gengis Khan : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par dessus tout, cruel et rusé.

 

 

            Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila étaient un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, à tel point que ces derniers étaient largement majoritaires dans la coalition qui l'assistait lors de la bataille des champs catalauniques, mais aussi la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son temps, ayant repris nombre d'usages romains. »  (Wikipédia)

 

            Tout cela résume pas mal certaines précédentes lectures. Je me souviens aussi qu'Attila a même été élevé un temps à la cour de Rome, et qu'il n'avait rien à voir avec l'image que certains veulent nous imposer des barbares sanguinaires.

 

 

             Je suis solitaire comme un chat. J'aime les humaines sans faire de bruit, et je fréquente les autres avec prudence. Mon aventure est un « One way ticket », qui n'en jette pas du tout.

             Il faut bien le dire, souvent ce n'est pas si easy d'être un individu, et d'avancer comme tel. Mais les aventures collectives sont trop faciles, dans mon esprit c'est clair, pour ne pas cacher que des traquenards.

 

            Peut-être qu'il faut des aventures napoléoniennes pour que soit consumé, sur l'autel des batailles, l'excès de méchanceté et d'ambition chez les hommes. Le fait est que Napoléon appartenait à sa famille, dont infantilement, il ne s'était jamais détaché, à ses petits soldats de plomb également arrivistes, et à la vanité de la nation.

 

 

             Tous ces petits soldats de plomb, ils parlent toujours de choses très matérielles, leur avancement, leur paye, la situation de leurs enfants, l'organisation de leurs voyages, leurs courses, leur bricolage. En cherchant bien, il n'y a jamais chez eux la moindre idée personnelle, et c'est bien cela le plus étrange. Ils ne savent d'ailleurs pas ce que c'est.

 

             La culture Pub de nos sociétés modernes nous rapproche, et n'engage à rien. Il n'y a pas d' affinités, que la noyade dans les reflets et les décalcomanies. Au bout du compte on est toujours tout seul. Il n'y a que sur le mode et dans le monde Occidental, que certains osent surfer en solitaire, en humains vains. Mais on ne pourrait pas jurer que l'individualisme, si précieux, n'y soit pas une simple mode, un produit conditionné comme le reste.

 

            Parfois, je regarde ces faux diamants que sont les Occidentaux, et je ne peux m'empêcher de  les trouver beaux. Ils sont synthétiques et brillants.

            C'est chez eux que se décident les modes, et ils sont disciplinés dans leurs applications.

 

            Les gens d'ici, ils veulent faire peur avec leurs histoires d'Attila, et surtout ils voudraient faire oublier qu'ils sont tous des petits soldats de plomb bien pire que ceux d'Attila.

 

 

 

 

                                              Odal GOLD

 

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11/05/2007
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