Le Soleil au Zénith

Psychologie païenne

 

 

 

      Conan le Barbare fut capturé et emmené

     captif dans ce pays dominé par le grand-prêtre

     Thulsa Doom et sa secte. Il en vint à bout.                                                         

                                                    

 

 

     « On nous incite constamment à vivre au présent ou à prévoir l'avenir. Or, nous couper du passé revient à nous priver d'une dimension inhérente à notre être. Notre vécu est amputé si nous ne reconnaissons pas à la mémoire la valeur légitime qu'il faut y attacher, car elle nous aide à comprendre qui nous sommes, notre évolution passée et les raisons de celle-ci. » [1]

 

 

     Peut-être que « Les Protocoles » ont été écrit par des Gentils et peut-être pas. De toute façon, cela ne change pas grand-chose de la psychologie de ceux qui l'ont conçu, parce que ce qu'il raconte ne peut pas s'inventer entièrement, c'est un certain type humain qui l'a écrit, ainsi…

 

     « Si malgré tout (nota : après avoir essayé de l'acheter, le discréditer, le ruiner, le rendre fou, l'assassiner, etc.), la foi en cet homme grandit chez les faibles d'esprit, nous saurons empêcher que son pouvoir n'augmente et que sa parole ait une portée sur la masse de nos ennemis. Si son nom trouve une bonne résonance, nous enverrons quelqu'un qui prendra son nom et il sera démasqué comme étant l'ennemi de notre ennemi, traitre et escroc, quand son nom sera prononcé, nous dirons qu'il est un traitre, le peuple nous croira, et ses paroles résonneront dans le vide, grâce à la toute puissance de notre Dieu… » [2]

                                            

 

 

     Comme déjà noté dans l'article « Le point Zéro de notre ère », je rappelle avoir lu autrefois, dans un livre à la belle couverture de cuir (mais dont je ne me souviens plus les références, malheureusement), que le terme de « Christ » était utilisé bien avant  l'an zéro de notre ère, et qu'il y a eu justement dans l'antiquité de nombreux « Christ ». Ils étaient considérés, si je me souviens bien, un peu comme entre des bouddhas et d'antiques héros, et certains n'hésitaient pas à guérir ou à tuer.

      Ce terme antique de « Christ » aurait donc désigné des héros et des sages à l'opposé de la conception judéo-chrétienne et islamique de ce terme.

     « De là à dire qu'il y a eu une inversion du terme ? » 

 

 

 

      Et non, je ne crois pas que toutes les religions cherchent l'épanouissement et l'accomplissement des humains.

 

     Depuis 3000 ans, les foules sont traumatisées par la mutilation sexuelle, l'image d'un homme supplicié (comme une idée fixe et hypnotique) et par l'obligation des prosternations répétées et serviles des soumis fanatiques. Mais...

 

      « Les contemporains qui renoncent en toute conscience à leur propre volonté et à leur propre responsabilité, qui s'en remettent à une autre personne, à une autre organisation ou à un chef, ne sont pas dignes d'être mieux traitées puisqu'aujourd'hui personne ne nous contraint réellement à adhérer à quelque organisation ou religion que ce soit. »

     Anatole France proclamait à ce sujet : Une bêtise dite par cinq millions d'hommes reste envers et malgré tout une bêtise ! » [3]

 

    C'est à se demander s'« ils » n'ont pas carrément créé le personnage de leur dieu judéo-chrétien et l'Islam : pour défigurer la mémoire et le nom de Dieu. Tellement ce personnage paraît dans leurs textes monothéistes : jaloux, méchant, retors, intolérant, ignare, inculte, assoiffé de pouvoir satrapique et en plus moraliste bas de gamme (ce qui dénote un esprit de pesanteur).

 

     « Ils » : le Dernier Homme.

 

Pour citer Nietzsche :

 

    « Il est temps que l'homme se fixe un but. Il est temps que l'homme  plante le germe de son espérance suprême.
     Son sol est encore assez riche pour cela. Mais ce sol, un jour, de pauvre et débile, ne pourra plus donner naissance à un grand arbre.
     Hélas! Le temps approche où l'Homme ne lancera plus par-delà l'humanité la flèche de son désir, où la corde de son arc aura désappris de vibrer.
     Je vous le dis, il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante. Je vous le dis, vous avez encore du chaos en vous.
     Hélas ! Le temps vient où l'homme deviendra incapable d'enfant une étoile dansante. Hélas ! Ce qui vient, c'est l'époque de l'homme méprisable entre tous, qui ne saura même plus se mépriser lui-même
     Voici, je vais vous montrer le Dernier Homme:
     « Qu'est-ce qu'aimer? Qu'est-ce que créer? Qu'est-ce que désirer? Qu'est-ce qu'une étoile? » Ainsi parlera le Dernier Homme, en clignant de l'œil.
     La terre alors sera devenue exiguë, on y verra sautiller le Dernier  Homme qui rapetisse toute chose. Son engeance est aussi indestructible que celle du puceron; le Dernier Homme est celui qui vivra le longtemps.
     « Nous avons inventé le bonheur », diront les Derniers Hommes en clignant de l'œil.
     Ils auront abandonné les contrées où la vie est dure ; car on a besoin de  la chaleur. On aimera encore son prochain et l'on se frottera contre lui, car il faut de la chaleur.
     La maladie, la méfiance leur paraîtront autant de péchés ; on n'a qu'à  prendre garde où l'on marche ! Insensé qui trébuche encore sur les  pierres ou sur les hommes !
     Un peu de poison de temps à autre ; cela donne des rêves agréables ; beaucoup de poison pour finir, afin d'avoir une mort agréable.
     On travaillera encore, car le travail distrait. Mais on aura soin cette distraction ne devienne jamais fatigante.
     On ne deviendra plus ni riche ni pauvre; c'est trop pénible. Qui voudra encore gouverner?    

     Qui donc voudra obéir? L'un et l'autre trop pénibles.
     Pas de berger et un seul troupeau ! Tous voudront la même chose pour tous, seront égaux; quiconque sera d'un sentiment différent entrera volontairement à l'asile des fous.
     Jadis tout le monde était fou », diront les plus malins, en clignant de l'œil.

 

 

     On sera malin, on saura tout ce qui s'est passé jadis ; ainsi l'on aura de quoi se  gausser sans fin. On se chamaillera encore, mais on se réconcilie bien vite, de peur de se gâter la digestion.
     On aura son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit; mais on révérera la santé.
     « Nous avons inventé le bonheur », diront les Derniers Hommes, en clignant de l'œil.

     Ici prit fin le premier discours de Zarathoustra qu'on appelle aussi le prologue : car à ce moment les cris et l'hilarité de la foule l'interrompirent. « Donne-nous ce Dernier Homme, ô Zarathoustra, criaient-ils ; fais de nous ces Derniers Hommes ! Et garde pour toi ton Surhumain ! »

     Et tout le peuple  exultait et faisait entendre des claquements de langue. Mais Zarathoustra  en fut affligé et se dit en son cœur : « Ils ne me comprennent point, je ne suis pas la bouche qui convient à ces oreilles ».
                                                                          Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885) 

 

 

     Peut-être que le Dernier Homme ne comprendra pas non plus ce que je veux dire ici.

 

     Peut-être que le passé vient de notre présent autant que de notre futur, le temps ne serait pas que linéaire, va chercher à comprendre ! Peut-être que l'apparence humaine cache parfois des psychologies qui ressemblent davantage à celles des grenouilles, des bourricots ou à quelque chose comme certains insectes et leurs ambitions secrètes – voir, pire, à quelque chose qui ne serait simplement pas « beau » ?

 

     Peut-être que le blasphème n'est pas du coté que l'on pourrait croire.

 

 

                                                                                              

 

 

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                                            [1]  « La Mémoire – comment la stimuler et l'entretenir »

                                                   de…  Dominic O'Brien (Le Courrier du Livre)

 

                                            [2]    Extrait de « Les Protocoles des Sages de Sion »

 

                                            [3]    Extrait du Livre Jaune no 5 (Éditions Felix)

 

 

 

 

 PS :

 

     « La Politique, c'est la forme profane de la religion. » (Marx)

 

   

 

 

 

 

 

 



11/12/2011
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