Le Soleil au Zénith

Spirituel n'est ce pas - des concepts comme des diamants ?

 

     Des écrits antiques des aryens, Ishâ Upanishad est la plus vénérée et peut-être la plus ancienne de toutes les Upanishads. Elle fait partie du Rig-Veda. Le Rig-Veda aurait été composé vers 3900 ans av JC, « car ses textes contiennent des descriptions d'éclipses qu'il est possible de dater précisément » (wikipédia).

     Les personnages sont superstitieux, attachés à leurs castes, à leurs manies. Mais la beauté et la profondeur de certains de ces écrits sont confondantes.

 

 

 

Extraits, et des commentaires personnels, sur le livre "Trois Upanishads", de Shrî Aurobindo (traductions de Jean Herbert / collection Spiritualité Vivante) :

 

     De tout cela, détaches toi et jouis-en : ne convoite aucun bien que s'approprient les hommes. Ici, on doit espérer vivre cent ans. L'action n'englue pas l'homme.

     Cela est en mouvement, Cela est sans mouvement ; Cela est lointain, Cela est proche ; Cela est au-dedans de tout, Cela aussi est hors de ce tout.

 

 

 

     Mais celui qui perçoit tous les devenirs dans l'Être même et l'Être dans tous les devenirs, celui là ne se replie plus.

 

     Dans le sens profond du Véda, Sûrya, le Dieu-Soleil, représente la divine illumination du voyant (kabi), au-delà de l'esprit, dans la pure Vérité des choses, lumineuse par elle-même. Son principal pouvoir consiste dans la connaissance immédiate et révélatrice que le Véda nomme Vision.

     Son domaine est défini comme celui de la Vérité, de la Loi et de l'Infinitude. Il est lui-même celui qui nourrit et accroît, car il élargit les limites obscures. Il contrôle et ordonne, selon les vrais principes de notre nature. 

 

     La loi de la vie divine dans l'homme est jouissance de tout par le renoncement à tout, par la suppression du désir. Puis apparaît la justification des œuvres et de la vie physique par l'inaliénable liberté de l'âme, une avec le Seigneur, au sein des multiples et mouvantes activités.

     La loi interne de toutes les existences est le fait de sa conception et de Sa détermination. La connaissance et l'ignorance, le devenir et la dissolution sont conciliés. Leur utilité mutuelle a pour fin la progressive réalisation de l'Etre qui tend de l'état de mortel à l'état d'immortalité.

      Sans soleil sont ces mondes enveloppés d'aveugles ténèbres où partis d'ici, vont tous ceux qui assassinent leur âme.

 

     Le monde entier est un mouvement subjectif de l'Esprit. Il est changeant et éphémère en toutes ses formations et dans toutes ses apparences. Dans l'univers, chaque objet distinct est, lui-même, l'univers total, se présentant sous un certain mode, sous un certain aspect de son mouvement. Le microcosme est un avec le macrocosme.

     L'Esprit est maître de son mouvement, unique, immuable, libre, stable, éternel. Le mouvement, avec toutes ses formes, est créé pour fournir une demeure à l'Esprit qui, étant un, habite innombrable dans la multitude de ses demeures. Chaque être est donc, dans son essence, un avec tous, libre, éternel, immuable, seigneur de la vie.

 

 

     La jouissance de l'univers et de ce qu'il contient est la raison d'être de tout ce qui est, mais le renoncement à tout désir est la condition de la libre jouissance de tout. Le renoncement exigé n'est pas celui de la contrainte morale, de l'ascétique abnégation. Il consiste dans une entière libération pour l'esprit de tout attachement aux formes et aux choses. Etant un avec tous les êtres, nous possédons dans leur jouissance, dans la nôtre et dans celle de l'Etre cosmique, toute la joie de l'universelle manifestation.

 

   L'accomplissement des œuvres, en ce monde matériel, la pleine acceptation des conditions de la vie physique, entrent pour une part dans cette plénitude.

     L'homme est dans un corps pour se réaliser par l'action. La connaissance est incomplète sans l'action. Une progressive et parfaite réalisation dans le corps est le but de l'évolution.

 

 

 

 

     La mort est le constant démenti opposé par le Tout à la fausse limitation de l'égo dans sa forme individuelle.

     L'erreur est le constant démenti opposé par le Tout à la fausse satisfaction que cherche l'ego dans la limitation de sa connaissance.

    La souffrance est le contant démenti opposé par le Tout à la vaine tentative faite  par l'ego pour réduire l'universel aux limites d'une possibilité de joie personnelle exclusive.

 

 

   L'Âme, en réalité, est libre même  dans son apparent esclavage. Elle s'enchaîne à son propre jeu. Elle doit reprendre la conscience de sa liberté et goûter non plus exclusivement ceci ou cela, mais universellement le Divin en tout.

 

 

     Il n'est pas nécessaire et il n'est pas désirable que l'âme tende son effort si loin vers la transcendance, qu'il ait pour objet sa propre extinction.

     Car dans son essence même toute existence pure est pure conscience de soi, et toute pure conscience de soi est dans son essence même pure jouissance de soi.

     En remplaçant les autres formes de la connaissance par sa vision unifiante, l'action nous permet finalement d'arriver à l'unité. Ainsi, par l'action de Sûrya, nous arrivons à cette lumière du suprême supraconscient, dans laquelle même la connaissance intuitive de la vérité des choses sur la base d'une vision totale passe dans la vision de soi, de l'unique qui existe, unique dans toutes les complexités infinies d'une expérience de soi qui ne perd jamais son unité ni sa lumière en soi. C'est la forme de Sûrya qui est belle entre toutes, car c'est la lumière suprême, la volonté suprême et la joie suprême de l'existence.

 

 

 

 

 

      Car la connaissance est réelle et l'action n'est en harmonie avec la vraie connaissance que lorsque l'une et l'autre proviennent naturellement de l'âme consciente, illuminée, et en possession de soi-même, dans laquelle l'être, la connaissance et l'action ne font qu'un seul mouvement. Cette ancienne pensée védique dit que tous les mondes, l'existence et la non existence, la mort, la vie et l'immortalité sont présents ici même dans l'être humain incarné, y sont en cours d'évolution, y sont réalisables pour qu'on les possède et qu'on en jouisse, et n'exigent pas pour cela qu'on renonce à la vie et à l'existence corporelle.

    Mais derrière le mental est cette autre conscience, conscience du Brahman,  Mental de notre mental, Sens de nos sens, Verbe de nos paroles, Vie de notre vie, Y parvenant, nous parvenons au Moi ; nous pouvons alors abandonner le mental, l'image, pour entrer dans le Brahman, la Réalité.

     Je ne peux connaître rien d'autre que ce que je suis moi-même.

 

 

 

 

 

Point de vue d'un touriste éclectique :

 

     Le Bouddha a voulu revenir aux sources de l'hindouisme, quand les brahmanes n'avaient  pas encore assujetti et rendus folles les masses indiennes par le système des castes, quand les brahmanes n'avaient pas encore confisqué le pouvoir temporel au nom du Dharma.

 

 

 

 

 

 

 

    A l'origine, le bouddhisme fut une révolte contre l'emprise des prêtres Hindouistes. Dans une certaine mesure, cette révolte a échouée puisque ce mouvement a lui-même généré un vampirisme du spirituel par des prêtres, des dalaï lamas et autres suceurs de sang et d'idées.

 

   Comme expliqué dans l'article "Un tel Psychisme", je préfère certes quelques juifs, chrétiens et musulmans à quelques autres de mes propres frères spirituels : athées, hindouistes, bouddhistes, païens, agnostiques, et autres sceptiques. Parce que je me méfie des mots et qu'il y a des bons, des brutes et des truands partout.

   Néanmoins, les gens placés sous le signe des monothéismes me semblent globalement bien « brutaux » : leurs textes pris de manière intégrale (de manière « intégriste ») ne voient dans les bêtes strictement que matière à exploitation, et ils prétendent discerner dans leur « genre humain de bons croyants » à eux, follement, le centre et l'apogée ultime de l'univers.

    « Il n'y a pas d'argument décisif en faveur du monothéisme.

      Le monothéisme a également été jugé intrinsèquement intolérant.

 

      N'oublions pas l'Inde (…) où les mahométans d'abord, puis les chrétiens attaquèrent sauvagement et avec la dernière cruauté les adeptes de la foi sacrée et originale de l'humanité.

 

     Schopenhauer compare l'histoire pacifique des hindous et des bouddhistes à la cruauté et à la perversité des monothéistes. Il conclut :     

     A vrai dire, l'intolérance n'est indispensable qu'au monothéism»

                                                               [dans : « Pourquoi je ne suis pas musulman » - de Ibn Warrak]

 

 

     Il est certain que les croyants bouddhistes et leurs prêtres, leur rites et leur conformisme étroit (comme au Vietnam ou au Tibet) – peuvent aussi se montrer étouffants pour le chercheur de lui-mêmemais contrairement aux monothéistes judéo, ni ses croyants ni ses prêtres –  personne – n'a jamais pu assassiner, brûler des gens, circoncire, lapider, exciser, torturer, appeler le non-croyant un moins qu'une bête, promettre la domination du monde à ses adeptes, détruire toute intelligence et sens, couper des têtes – au nom du Bouddha. C'est inconcevable. Et cela n'est certes pas dû au hasard.

 

 

 

Bouddha :


     Je pense que dans l'expérience de soi-même, les élèves trop conformistes ne peuvent pas non plus comprendre l'essence et l'intérêt de cette parole du Bouddha :

 

          « Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu'elle a été dite,

          ni croire aux traditions parce qu'elles ont été transmises depuis l'antiquité,

          ni aux "on dit" en tant que tels,

          ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits,

          ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un Déva

          (et que nous croyons être une inspiration spirituelle ) ,

           ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire,

          ni à ce qui parait être une nécessité analogique,

          ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres;

          mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation

          lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

          C'est pourquoi,

          je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d'après ce qui vous a été dit,

mais conformément à votre expérience personnelle,

          et puis à agir en conséquence et généreusement. »

 

 

     Le Bouddhisme est un univers de concepts qui sont parfois comme des diamants. Jamais un mot en trop. Jamais une menace. Jamais une culpabilisation. Jamais un appel à la foule. Jamais une faute de goût.

 

 

 

 

     Le bouddhisme est la seule grande religion actuelle qui, par essence, est tolérante, planante, spirituelle. Aucun texte chez elle n'est une vindicte contre qui que ce soit, y compris vis-à-vis du non bouddhiste.

 

 

      Je suis carnivore, j'aime me venger quand je peux, et je vois ma vie comme un touriste plutôt agnostique. Je pense qu'il y a de toute façon une limite à la compréhension humaine.

     L'homme est un animal, et je me voudrais sauvage. Il n'y a pas de loi universelle, et chacun décide de ses actes.

     Je ne suis pas bouddhiste, mais le bouddhisme est la seule religion qui me fait planer et que je respecte parce qu'elle me fait planer. 

 

 

 

     Le Bouddhisme est à la fois un fortifiant (science absolue du psychosomatique - ou méditation) et un poison (ce désir d'extinction pathologique) très puissants. Il faut juste faire attention à la dose, qui peut être très dangereuse !

 

    Une ligne de coke bouddhiste, j'aime souvent. Tu en veux encore ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                 

                      

 

Pour ceux que le sujet peut intéresser à fond

 

 

     Ceci est un schéma de ce que la représentation du monde spirituel Hindouiste m'inspire :

 

 

 

[Haute existence divine]

                                       → [ pensée causale ou supra-mentale] / Vérité (vijnara), contrepartie   

                                                                     de l'intelligence inférieure]

                                       → [ existence mortelle inférieure (mrityu) / mental/vital/physique]

 

 

 

[BRAHMAN]

                                      → [ Le Soi Unique / les devenirs de cet être unique]

                                      → [ Conscience de soi de l'absolu (Chit)

                                                     1) Vision réceptive

                                                      2) Représentation formatrice

                                                                Existence Immuable (sat)]

 

 

 

 

 [La plus haute existence, propre au divin Sachchidânanda, étant une et cause d'elle-même, ne peut être troublée par les images de naissance et de mort. Elle est donc appelée Amrita, immortalité, et proposée comme état de félicité vers lequel il faut tendre, et dont l'être jouit lorsqu'il dépasse l'état de la mort.] 

 

 

 

 

                                      

 [Le Seigneur (Ishvara, Deva, ou Puruka), l'esprit divin, l'âme directrice (Purusha) prend conscience et jouit des travaux de la nature effective (Prakriti) des manifestations]

                                      → [ La Force, le Pouvoir conscient de Soi, existant en soi, du Seigneur (Shakti), s'exprime dans les œuvres]

                                      → [ La Connaissance compréhensive et créatrice, la sagesse éternelle (Mâyâ]

                                      →  Transformation constante de la substance la plus physique/ Puissance de vie universelle (Mâtarishvan)]

                                      → [ L'Énergie dynamique sur la matrice des choses se nourrit des substances physiques (prâna)]

                                      → [ Matière, principe terrestre (prithivi) / révélation graduelle de l'être ]

                                      → [ Conscience sextuple :

1)      Physique

2)      Vital

3)      Mental

4)      Essence de notre être en soi (sat)

5)      Énergie pure de la conscience et de sa souveraineté (Chit-tapas) dans la volition (contrepartie de prâna)

6)      Béatitude, contrepartie divine de l'être inférieur (Ananda)

 

 

 

 

                                 Odal GOLD (alias Tenzin Dragpa)

 

                                                     www.odalgold.com

 

 

 

 

 

PS : connaître

 

 

     Les trois livres suivants peuvent intéresser ceux qui souhaitent une bonne introduction à cet univers mental :

 

1)      «  Sept Upanishads »  de Jean Varenne (lien)

 

 

2)        La Bhagavad-Gîtâ
            présentée et commentée par Shrî Aurobindo
            Spiritualités vivantes
            Albin Michel
 
3)   La Doctrine de l'Eveil
      de Julius Evola
      (Broché )
 
     Il y a aussi (bien sûr) les romans de Lobsam Rampa, qui sont peut-être beaucoup moins sérieux, mais - pour autant - tout à fait digestes pour commencer.
     Par exemple...
 
Le Troisième Oeil - par Lobsang Rampa (Poche)
 
Les Secrets de l'Aura - par T. Lobsang Rampa (Poche)
 
La Treizième Chandelle - par Lobsang T. Rampa (Broché)
 
  
D’accord aussi avec cet auteur sur le fond :
>> [lien Pdf] ou http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/zen-et-centres-tibetains-pourquoi-158027
 
>> Il y a dans la jungle tout un peuple de singes-prêtres pour soutenir les colonnes du Temple qui s’effondre... et puis il y a Mowgli pas loin qui participe même (finalement) à l’effondrement du Temple. Les singes-prêtres soutiennent encore les colonnes, comme dans « Le livre de la Jungle » de Kipling, mais il n’y a que Mowgli qui connait (peut-être ?) le secret du feu.
 
 
     Donc, éventuellement, ami lecteur, amuse-toi et bonne lecture !



28/10/2014
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