Le Soleil au Zénith

Lady Gaga

 

 

 

     Il y a la nuit les étoiles l'infini. Et puis aussi, perdue dans l'espace, dans cette réserve d'Homo-Sapiens appelée Terre et qui est mon astre, il y a Lady Gaga.

 

     Tous les soirs, ma Lady Gaga à moi s'adonne à « Plus Belle la Vie » ou à « Esprits Criminels » et à ces genre de séries américaines glauques et malsaines. On y parle de tueurs en série comme si les tueurs en série peuplaient les prisons – que des antipathiques les asociaux ? – (et bien non). On y assiste à des dissections dans les labos de la police, à de la morale dégoulinante parce qu'en plus le tueur en série en question est raciste pour dire, il n'aime pas les mexicains. On y voit des victimes sacrificatoires et du sang et des souffrances et des membres coupés et…les braves gens, comme Lady Gaga, tous les soirs ils sacrifient ainsi ce qu'il leur reste d'humanité au mauvais goût de la télévision-poubelle, et c'est peu dire qu'ils en redemandent.

 

 

 

     Les vampires de la finance sont moyennement satisfaits. Les citoyens-serfs, anesthésiés par la télévision et le poulet aux hormones, c'est vrai qu'ils ne se révolteront jamais – mais leur sang n'a plus le goût d'antan, parole et regrets de saigneur Batman.

 

     Car les plus sanguinaires les plus malsains les plus passifs les plus glauques, ivres de souffrance et de désir de vengeance, ce sont bien les citoyens-serfs de tous les jours.

     Je rappelle l'origine du mot travail :

     « Ce que l'historique du terme " travail " dévoile est l'association étroite de notre labeur quotidien, le travail au sens courant et moderne du terme, avec l'expérience de la contrainte et de la domination. Le tripalium est à l'origine du mot. C'est un instrument à trois pieux, un instrument de torture dit-on. En réalité, le tripalium correspond au travail utilisé dans les fermes : c'est un dispositif de contention utilisé pour aider à la délivrance des animaux, mais il est surtout utile au ferrage, au marquage au fer rouge, ou à des interventions vétérinaires douloureuses... j'imagine volontiers qu'il fut utilisé pour " contenir " les esclaves que l'on fouettait ou punissait. » [1] 

 

     Ma Lady Gaga à moi, c'est une coquette et elle a fait l'aventurière et de la boxe, et c'est une courageuse. Elle n'a pas besoins, elle, de moi ou d'un tiers pour la baptiser ou l'initier au courage. Ma Lady Gaga, elle devrait plutôt prendre son temps (quel luxe par ici !), être patiente avec elle-même, retrouver sa vitalité.

 

     Le courage est une expérience de la temporalité, il permet de dépasser le mur du temps (Einstein qui prétendait que c'est impossible est un petit : el pequeno ignorante), d'être un héros ou un immortel.

 

     « Comment reprendre courage ? Comment nourrir le courage pour qu'il ne vous quitte plus ? J'ai perdu le courage alors même que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J'ai glissé avec elle. Glissé en elle. Me mêlant chaque jour à cette négociation du non-courage. Là, il n'y a pas d'eau. Seulement la corrosion. C'est Naples et ses ordures. Nous vivons dans des sociétés irréductibles et sans force. Des sociétés mafieuses et démocratiques où le courage n'est plus enseigné. Mais qu'est-ce que l'humanité sans le courage ? »  [2] 

 

    Définition de Gaga :

     « Gaga est le diminutif de « gâteux », qui désigne la démence sénile. Il est utilisé également pour marquer une attitude infantile : « Il est complètement gaga devant son bébé ».

     Lady Gaga, une chanteuse américaine.

     Gaga est une divinité babylonienne mineure. » [3]

 

     Complétement gagas, avec leurs séries « Esprits criminels » et « Plus Belle la Vie » : presque tous les honnêtes gens… le sont aussi.

 

 

 

      L'autre jour je tenais la main de Lady Gaga en regardant la télévision, c'est pour dire aussi comme je l'aime bien malgré tout, Lady Gaga, pour en supporter autant.

     Ainsi elle connaissait l'acteur Noir principal, et puis elle m'a dit : « Regarde comme elle est belle cette métisse…! »

     « Tu sais, moi j'ai plutôt un à-priori pour les belles Slaves blondes bien en chair… comme toi ! » et en lui répondant doucement, j'ai observé je me suis mis plein les yeux le soleil la beauté de Lady Gaga.

 

     Lady Gaga : elle n'en revenait pas et elle en pleurait presque d'avoir manqué sa cible : l'initié au masque d'or qu'elle voulait sacrifier pour que les éphèbes décadents règnent à jamais, pour l'éternité – c'est fric et c'est chic, les éphèbes décadents ? [voir 4] 

 

     Je suis un revenant pour elle, car elle n'est pas parvenue à me shooter dans son lit vraiment un peu de restes d'os encore brulés, et à ce que je crame et me consume sur la couche dorée sacrificatoire comme un ethno-cigare définitivement fumé au lance-flammes.

     Enfin bon, ce que j'en dis, c'est qu'après tout, je suis dans mon petit monde, où j'aime bien parler de ce qui m'intéresse et que les autres appellent des choses sérieuses, et que j'ai peut-être raison contre toutes les innombrables Lady Gaga du monde qui ne veulent que des choses légères : envoutées ensorcelées… et parfois belles et envoutantes comme ma Lady Gaga à moi.

 

 

 

 

                                                                         Odal GOLD

 

                                                                         www.odalgold.com

 

 

 

 

 

                                            [1] >> http://membres.multimania.fr/patderam/tripalia.htm

 

                                            [2] « La fin du courage » de Cynthia FLEURY (Fayard)

 

                                            [3] Wikipédia

 

                                            [4] http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/les-manipulations-mentales-de-l-28349

 



18/03/2011
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