Le Soleil au Zénith

Leur rêve est d'être heureux

 


‭           « ‬Notre Dame du Travail est une église du‭ ‬14ème arrondissement à Paris.‭ ‬Bâtie pour les très nombreux ouvriers logeant dans le‭ ‬14eme qui avaient la charge de monter les expositions universelles de Paris du début du siècle dernier,‭ ‬notre Dame de Travail rendrait hommage à la condition ouvrière et aux sens que donne le mot Travail.‭ » ‬

 

           Sans rire !?

 

 

           La belle histoire !

           Ce vaisseau vient du nord. Ce vaisseau vient du sud. Les enfants de la reine, des gens civilisés, doivent venir par mer, la jalousie dirige la manœuvre. Ils nous expliqueront tout. Tous les enfants de la folie et du travail sont à bord.

 

            Même la glace n'éteindra pas leur feu.


          Ce que l'historique du terme " travail " dévoile est l'association étroite de notre labeur quotidien, le travail au sens courant et moderne du terme, avec l'expérience de la contrainte et de la domination. Le tripalium est à l'origine du mot. C'est un instrument à trois pieux, un instrument de torture dit-on. En réalité, le tripalium correspond au travail utilisé dans les fermes : c'est un dispositif de contention utilisé pour aider à la délivrance des animaux, mais il est surtout utile au ferrage, au marquage au fer rouge, ou à des interventions vétérinaires douloureuses... j'imagine volontiers qu'il fut utilisé pour " contenir " les esclaves que l'on fouettait ou punissait.

 

           A la manière des évangélistes fondamentalistes américains, une nouvelle société très ordonnée, ayant de nouveau le respect de la hiérarchie et de la valeur travail, veut s'imposer pour l'éternité. Et que je te culpabilise de ta pauvreté, et que je t'anéantisse psychologiquement grâce à Dieu et à ses mercenaires ! L'argent est dans toutes leurs bouches et dans toutes les pensées – et les mercenaires des églises, les mercenaires avocats et les mercenaires porte-flingues – qu'il permet.

 

 

            Alors partout se dresseront des villages fortifiés, où les créneaux et les arbalètes auront été remplacés par les barbelés effilés et les gardes privées. Toi qui es un battant et un winner, tu dis que c'est juste et bon !! ? !

            C'est oublier l'obscurantisme qui s'abat sur toutes nos terres, et rarement pour des questions d'argent, qui n'est là que pour donner forme aux arbalètes et aux barbelés effilés. Après 7 ou 8 siècles de terreurs très pratiquantes, de nouveau plus rien il ne restera, de ce qui fit le panache des hommes libres, et leur supériorité vis-à-vis des monothéistes réducteurs, et de tous ces peuples qui vivent encore dans le moyen âge et la misère. Mes pas sont dans la poussière des pas de ces hommes libres. Et ce qu'ils étaient, ils sont.

       

                                        

            Nous cherchons seulement à nous rassurer nous-même de toutes ces ombres, que certes nous ne pouvons pas décomposer, définir, contrôler, et qui nous menacent.

            On peut toujours choisir sa vie, mais comment tomber sur les bons moments pour les choisir ?

            L'agitation désordonnée du monde du travail, il y en a même beaucoup qui ont fini par se persuader qu'elle était indispensable à leur équilibre. Je dirais qu'on y voit presque tout le monde, et presque tout ce qui constitue tout le monde. Et pourtant pas grand-chose d'humain ou même de vivant !

            Le temps de la sérénité n'est pas celui des possédés qui constituent le monde clair-obscur du travail.

                                                                                              

            Beaucoup sont devenus aussi durs que du métal, des machines hyperactives, puissantes, irrésistibles. Le travail les a rendus comme du fer. Mais leur force n'a pas d'assise vivante, et ils n'ont pas de substance animale.

            Le travail mène à tout à condition d'en sortir ?

 

            Si l'on ne fait pas attention, ici on a vite fait de se prendre au sérieux, et d'être emporté par le mouvement routinier, et encore de confondre ce mouvement avec soi-même et les autres.

             Beaucoup, au contraire, dans l'excès de calme, ont choisi d'y rester. Alors bientôt, ils seront décodés et digérés. Mais ils ne sont pas à plaindre, tant leur vie est douce et calme. C'est un choix ?

    

 

 

           

 

              Ils finissent dans un club de pétanque ou de bridge. Somnambuliques et imbibés d'histoires vulgaires, déjà tu peux les voir. Ils n'ont plus de jardin secret depuis longtemps. Ils ne font plus attention. Leur rêve est d'être heureux, et même dans la dernière phase de la digestion, ils le sont. Ils s'effaceront tranquillement, comme le font à la fin tous les mirages de l'Occident.

 

 

 

 

       Odal GOLD    www.odalgold.com

 



11/05/2007
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