Le Soleil au Zénith

Ainsi je singe les homo-divins

 

 

     Il paraît que nous sommes des homo-sapiens, mais tout autour de nous dans l'univers immense, il y a les homo-divins. Et il y a entre eux et nous la même différence qu'il y a entre nous et les Orang-outang.

     Ils nous dressent parfois à faire des tours de cirque, qui font qu'en apparence nous nous approchons d'eux.

 

     Par exemple, il y a un livre [*] que je viens de finir et que j'ai mis 30 ans à lire avec plaisir. Et je n'ai pas tout compris. Il nous apprend à faire des tours de cirque comme les homo-divins qui cernent la Terre, cette réserve protégée, cette île-zoo peuplée par les homo-sapiens.

 

 

                                            Auroville - la ville dont le monde a besoin ?

 

 

     « Tout commence par une vibration, un mouvement, le kshobha ou perturbation initiale. S'il n'y a pas mouvement de l'être conscient, celui-ci ne peut connaître que sa pure existence. Sans vibration (ce terme suggère surtout le départ initial de la conscience à la recherche d'elle-même), sans mouvement de l'être dans la force, il ne peut y avoir objet des sens. » [*]

 

     L'univers a une psychologie qui sous-tend la nôtre. Il est bon de comprendre que derrière les apparences se cachent parfois bien d'autres réalités. Mais la connaissance de la Vérité a un coût.

 

     « La Kena Upanishad a pour base, dit sa conclusion, la pratique de la maîtrise de soi, de l'action et de la soumission de la vie sensorielle au pouvoir de l'Esprit. En d'autres termes, la vie et les œuvres doivent être employées comme un moyen de sortir de l'état de sujétion propre à l'âme dans l'ignorance pour parvenir à un état de maîtrise qui la rapproche de la maîtrise de soi absolue, de la toute maîtrise absolue de l'Âme suprême établie dans la connaissance. » [*]

 

     Ainsi je mime la statue bien vivante de Shiva aux 36 actions, qui par la vitesse de mouvement dépasse le temps et la matière. Et je traverse tel Shiva le cercle des eaux védiques [**] qui m'entoure, comme un lion bondit à travers le cercle de feu tendu par les dresseurs de fauves.

 

     « Les pouvoirs dits occultes du Yoga, ce sont ces facultés qui s'ouvrent ainsi d'elles mêmes à mesure que le yogin progresse dans la maîtrise de la force prânique et, purifiant les canaux où se meut le prana, ouvre la communication entre la conscience de son être subtil subliminal et la conscience de son existence grossière, physique et superficielle. » [*]

 

 

 

     Et ailleurs :

 

     « L'existant en soi est lumineusement conscient de soi et plein de Son propre délice ; et cette conscience de soi hors du temps, en action, se révèle comme une force de conscience infinie, omnipotente aussi bien qu'omnisciente… » [*]

 

     « C'est… en employant les œuvres et la discipline de soi pour obtenir la maîtrise de soi et créer l'énergie spirituelle, en sondant la connaissance en toutes ses parties, en répétant le haut exemple des grands voyants védiques, et en vivant dans la Vérité, que l'on devient capable de la grande ascension que nous ouvre l'Upanishad. » [*]

 

     Ainsi je singe les homo-divins.

 

     Ils ne sont pas meilleurs que nous. Mais ils sont beaucoup plus pointus que nous.

 

     L'homo-divin :

 

     L'empathie, voir la compassion – autant que le combat et la guerre – sont des instincts bien animaux et humains, et aussi, bien homo-divins. De même la peur...

 

     « Une expérience de la temporalité, avons-nous dit ? Effectivement, être courageux reste la clé de l'espace-temps. La découverte de ses courbures. Le courage ou le nom moral de la relativité. L'art de créer des trous de vers et de découvrir la singularité gravitationnelle. Une expérience de l'étrangeté avec soi-même ? Ou l'étrangeté de ce soi que l'on atteint si rarement ? C'est sans doute cela, le goût de la mort et du courage.

     (…) Il s'agira bien d'être soi, dans l'entre-deux de la jeunesse et de la vieillesse, aux confins de l'absence d'âge, il s'agira bien d'être éternellement sois, un homme courageux. Un homme qui a le sens de l'éternité parce qu'il sait gouter la mort. Le courage ou l'absence de ruse. Le courage ou le rendez-vous avec la raison qui ne ruse plus. Elle s'adresse à nous, seule, nue dans sa rationalité insuffisante. Résolue enfin à la simplicité. Elle sait le parcours de ce qui reste à parcourir. » [***]

 

 

     Je ne peux pas concevoir, par exemple, plus beau que la forme humaine (et plus attirant que la beauté féminine). C'est dans cette vie que l'âme peut être trempée pour devenir une belle lame, et que l'on peut conquérir l'immortalité, d'après les pensées qui me viennent des Védas et des Upanishads hindous.

 

Mundaka Upanishad :

 

     « Là où les nerfs se rejoignent comme les rayons au moyeu de la roue du char, là Dieu habite en nous et naît sous beaucoup de déguisements. Médite sur le Moi comme OM et laisse-le te porter en sécurité jusqu'à l'autre bord, au-delà des ténèbres. » [*]

 

Mundaka Upanishad :

 

     « Quel que soit le monde que l'homme, dont l'être est purifié, illumine de son mental, et quels que soient les désirs qu'il désire, il s'empare en conquérant de ce monde et de ses désirs. (…) » [*]

 

     D'accord, donc : le courage est une expérience de la temporalité, il permet de dépasser le mur du temps (Einstein qui prétendait que c'est impossible est un petit : el pequeno ignorante), d'être un héros ou un immortel. A retenir enfin que dans cette droite ligne, les inspirateurs des  Eddas vikings ont célébré, du temps héroïque de nos « homo-divins », des sentences qui rappellent les notions des Védas et des Upanishads hindous, ainsi :


                                   « Modérément sage devrait être chacun,
                                               jamais trop sage.
                                               Celui qui ne connaît pas d'avance son destin
                                               a le cœur plus léger.  »
     et
                                   « Quand tu interroges

                                               les runes venues des dieux,
                                               celles que firent les dieux suprêmes,
                                               le plus sûr est de se taire.  »

     Je vais donc me taire... ici.



                                              Odal GOLD

 

                                                                          www.odalgold.com

 

 

 

 

                                                                [*] « Trois Upanishads – Isha, Kena, Mundaka »

                                                                       de Shrï Aurobindo (Spiritualités vivantes)

 

                                                                [**] les eaux védiques sont le physique, le vital, le mental, l'essence de notre être en soi, l'énergie pure de la conscience et de sa souveraineté dans la volition, la Béatitude (contrepartie divine de l'être inférieur) [lien

 

                                                                [***] « La fin du Courage » de Cynthia FLEURY                                                                                                 (Éditions Fayard)

 



 



20/03/2011
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